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Vanessa Williams : entre comédie et chant (1995)

Par Léonard Silva

 

 Comédienne et chanteuse, avec trois albums à son actif — The Right Stuff (1988), The Confort Zone (1992) et The Sweetest Days, sorti fin 1994 — Vanessa Williams, à l’instar de toute une nouvelle génération de « sisters », n’a pas encore atteint la reconnaissance en Europe. « The Right Stuff », « He’s Got The Look » et « Save The Best », à tonalité dance, ont fait sa renommée aux Etats-Unis, son dernier LP étant à ce jour l’une des meilleures ventes outre-Atlantique…

 

L’album en question, acoustique et jazzy, se double d’une sensibilité « soulful » et « bluesy », enre­gistré « live » en studio, avec les participations, .notamment, de Gerry E. Brown, Babyface et Keith Thomas (tiercé gagnant qui devait faire ses preuves en 1992 sur « Save The Best »). Sweetest Days nous révèle cette ancienne Miss Amérique (la pre­mière Afro-Américaine à obtenir ce titre, en 1983, malgré les résistances de l’Amérique bienpensante…), aux yeux d’un bleu cristallin, reformatée à une sauce plus cool.

 

« Aujourd’hui, je suis adulte et mère de trois enfants, et il y a bien longtemps que j’ai cessé d’aller draguer en discothèque. Toute ma carrière, à la fois musicale, et de comé­dienne, s’en ressent. » 

 

« Il s’agit en quelque sorte d’un témoignage quant à mon arrivée à maturation sur le plan musical », confie-t-elle. « J’ai rencontré ma voie, après sept ans de carrière. Aujourd’hui, je sais quelles sont les chansons qui conviennent à ma voix. »
Une voix, que l’on pourrait inclure dans un registre moyen, mais qui se laisse aller, au gré des mélodies et des diffé­rents versants que comporte cet album. Les uns, bluesy, comme cette version de « Sister Moon » de Sting (lui-même présent dans les choeurs), les autres, brésilens (« Moonlight Over Paris »), voire, « hip hopesques » sur « The Way You Love » ou « Ellamental » avec Soul Man, le rapper de service.

« En fait », rajoute la jeune femme originaire de Millwood, un quartier de la banlieue new-yorkaise, « je n’ai pas cherché à toucher tous les publics. Tout s’est passé suivant les vibrations que j’ai ressenties au moment de l’enregistrement. C’était à la fois cool et romantique. En dépit de certains compromis habituellement consentis en pareille circonstance, il n’y a pas eu de pression de la part de mon label. Aujourd’hui, je suis adulte et mère de trois enfants, et il y a bien longtemps que j’ai cessé d’aller draguer en discothèque. Toute ma carrière, à la fois musicale, et de comé­dienne, s’en ressent.  » 

Vanessa Williams The Sweetest Days LP (Mercury/Polygram)

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