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samedi, octobre 20, 2018
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SWV : Sisters à 3 voix

Propos recueillis par Antoine « Wave » Garnier

 

Un premier album, It’s About Time et un succès éclatant : 3,5 millions d’albums vendus ! Boosté par un premier hit « Right Here », basé sur un sample de « Human Nature » de Michael Jackson featuring… Pharell Williams, le trio new-yorkais composé de Cheryl « coco » Gamble, LeAnne « Lelee » Lyons et de Tamara « Taj » Johnson venait de prouver qu’elles étaient dans la place. Elles reviennent quatre ans plus tard avec The New Begining.

 

Le  6 décembre dernier au zénith de paris, Cheryl « coco » gamble, et LeAnne « Lelee » Lyons, privée de Tamara « Taj » Johnson, assuraient la première partie de blackstreet. Pour une première prestation, elle fut loin d’être concluante. Le problème de micro du début n’a pu cacher les limites vocales de ces deux Sisters With Voice (juger l’ironie de la situation) qui avaient l’air de chercher une inspiration qui, toute la soirée, leur a manqué. SWV est bien un trio et cette démonstration nous l’a bien prouvé. Il manquait ostensiblement une voix. Les scènes érotiques, bien plaisantes pour les heureux mâles du public, appelés à la rescousse, n’ont malheureusement pas pu sauver le show qui manquait singulièrement de panache. Restez donc à l’album, il est mieux.

Voilà trois ans que ses trois demoiselles ont débarqué sur le circuit avec «Right Here », un remake de Jackson qui les a rapidement propulsées au sommet des charts. The New Beginning, le second opus de SWV et son tube « You’re The One », marquent un tournant dans la carrière de ce trio, prêt à conquérir le monde. Quelque mois plus tôt, nous les avons jointes au téléphone. Interview

 

Black news : Avez- vous été surprise par votre succès fulgurant ?

SWV : Oui, par son ampleur (3,5millions d’albums vendus) et spécialement par la carrière des singles. Nous avons été bénies par dieu.

BN : Ce n’est pas seulement Dieu mais surtout le marketing

SWV : Oui, mais il doit y avoir une présence immatérielle, car nous ne connaissions rien du milieu du show biz. Le directeur artistique a contacté tout le monde, nous n’avions qu’à chanter. Sur ce dernier album, nous nous sommes plus impliquées. C’est une décision de swv, nous avons choisi les morceaux en fonction de nos voix et de notre image.

BN : Quelle est votre image ?

SWV : Une image d’adultes matures. Avant, nous avions une image de garçons manqués, on a remplacé les garçons par des femmes, la masculinité de notre comportement par la féminité. En trois ans, nous avons grandi. Nous voulons être vues comme des femmes plutôt que des jeunes filles.

BN : Sur quel marché pensez-vous évoluer et comment abordez-vous la compétition ?

SWV : Tout(e) artiste est en compétition avec un(e) autre qu’importe le style : Tony Braxton, Thugs Bones And Harmony et les autres, quel que soit le style musical, que ce soit du Rap, R&B ou autre chose, nous sommes là tous pour le même gâteau.

« Les gens ne pensaient pas que ne pourrions chanter. La pression s’est aujourd’hui évaporée. »

 

BN : En quoi avez-vous mûri ?

SWV : Notre croissance se retrouve dans nos textes, il y a des morceaux universels car les thèmes touchent tout le monde.

BN : Est-il possible pour un groupe R&B féminin de parler de sujet au-delà des sentiments amoureux, du « safe sex » (protection contre les MST) ou du sida, par exemple ?

SWV : C’est difficile mais je ne pense pas que cela soit interdit. Les hommes et les femmes se valent quand il s’agit de sentiments, de relations privées. « You’re The One » parle d’une relation triangulaire. S’agissant du sida, oui nous parlerions volontiers de ce sujet.

BN : Existe-t-il une définition de female R&B ?

SWV : S’il en avait une, il y aurait une femme qui chanterait des chansons soulfull, du gospel ou d’autres chansons religieuses. Non, je ne crois pas qu’il y ait une telle spécificité.

BN : Qui vous a influencées ?

SWV : Stacy Latisaw, Shirley Murdock, Aretha Franklin pour ne citer que les plus grandes influences.

BN : Des difficultés pour vous adapter à votre succès ?

SWV : Oui, les gens ne pensaient pas que ne pourrions chanter. La pression s’est aujourd’hui évaporée.

BN : Quel type de travail a été entrepris pour gommer les critiques ?

SWV : Nous avons étudié les morceaux qui nous ont été proposés, mais nous avons choisi ce qui marcherait le mieux pour nous. C’est à dire que nous avons trois types de chansons : jazzy, funky et soulfull.

 

SWV new beginning(RCA)

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