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mardi, octobre 22, 2019
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Sélection Albums hip-hop

Makaveli The Don Killuminati :The 7 day Theory (Death Row/MCA)

Le premier album posthume de Tupac. Qu’il se fasse appeler Makaveli ou Shakur, le style ne varie pas d’un iota. Des ambiances (musicales) paisibles de « Bomb First (My Second reply) » et « To Live & Die In LA » au lapidaire « Toss It Up » (en direction de Dre) en passant par le ragga-hip hop laid-back saturé de « Blasphemy », les titres, à quelques exceptions près, rappellent des passages rythmiques d’un de ses albums précédents. C’était le risque de pondre trois Cd’s en si peu de temps et Tupac n’a pu échapper à cette pression-là. Soutenu par un sample judicieux d’un discours digne d’un KKK, « White Man’z World », demeure le texte le plus abouti, l’ultime message de feu Amaru Shakur. Un texte qui, à lui seul, justifie le pseudo de Makaveli (inspiré du stratège politique italien Machiavel) : « L’esprit de la Constitution (américaine) reflète la pensée des pères fondateurs de ce pays qui est une nation faite par et pour les Blancs. Les Indiens, les Noirs et tous les non-Blancs étaient appelés à être des sujets de marchandage pour les vrais citoyens de cette Nation », dit la bande samplée. Sans commentaires. EH

Westside Connection Bow Down (Priority/Virgin)

Pleins feux sur la côte ouest avec cette alliance animée par Ice Cube et ses deux hommes de main, WC et Mac 10. Ces trois gangstas « extrêmement agressifs et très motivés, convertis au business en quête de domination du monde » (Intro) font forcément un malheur au micro sur des productions cuvée L.A. (QDIII, Bud’da et Ice Cube) pour la plupart irréprochables. Outre un règlement de compte salé avec l’ennemi juré Cypress Hill (« Cross’Em Out And Put A’K », « King Of The Hill »), le trio de choc s’en tient malheureusement à un catalogue de thèmes usés du gangsta rap. Dommage ! On se consolera avec les impeccables « Bow Down », « Do You Like Criminals » mais aussi et surtout avec le terrible « The gangsta, The Killa And The Dope dealer ». Damien Conaré

Snoop Doggy Dogg Tha Doggfather (Death Row/MCA)

Devenu père de famille, Snoop met un doigt de responsabilité dans son discours. Dédié à « ceux qui prétendent que le G-rap est mort », Tha Doggfather marque un net tournant par rapport au précédent, Doggystyle. Dr Dre n’étant plus de la partie, finies les mélodies funky à réveiller les cadavres ; Snoop nous livre un rap bien plus glacial, plus rythmique. A croire que le soleil ne brille plus si fort sous les palmiers de Long Beach… Plus question donc de lever les bras au ciel dès la première écoute. C’est après un moment de concentration que l’on s’émerveille sur des morceaux concoctés par DJ Pooh et Dat Nigga Daz, à l’approche plus complexe que par le passé. Reste tout de même trois, quatre hymnes de pur G-funk mais dans l’ensemble, on sait gré à Snoop de ne pas s’en être tenu à une formule gagnante resservie froide. Et d’avoir osé quelques investigations musicales qui donnent de petits joyaux tels « Sixx Minutes », « Blueberry » ou encore « You Thought ». DC

Ghostface Killah Iron Man (Razor Sharp/Epic)

L’explosif « Winter Warz » (présent sur l’album) avec Cappadonna, U-God et Masta Killa avait fait sensation sur « Don’t Be A Menace… » et annonçait un Ghostface au sommet de sa forme. Iron Man fait appel à d’autres membres du clan Wu-Tang, pour la plupart Raekwon et Cappadonna (« Iron Maiden », « Fish », « Camay »), mais aussi Methodman (« Box In Hand ») en soutien d’un album, produit par le mentor RZA, comme il se doit. Donc un esprit Wu-Tang, avec une marque Ghostface, que viennent confirmer d’excellentes intro – chantées -, et des titres tels « Wild Flower », « Motherless Child » (cf. Compil Sunset Park), « Box In Hand », « After the Smoke Is Clear », « All Tha I Got Is You » (avec Mary J Blige). Iron Man reste, néanmoins, un album pour inconditionnels du Wu-Tang. EH

PMD Business Is Business (relativy/Small)

Depuis le départ d’Erick Sermon, Parish se cherche un second souffle. Sa première tentative solo, Shades Business (1994), a confirmé la rumeur selon laquelle « Le bandit aux yeux vert » était le véritable cerveau d’EPMD. Alors, Parish s’est rabattu sur Das EFX pour continuer « à se faire des dollars ». Business Is Business vient enfin recadrer le débat et équilibrer les points de vue. Avec des arguments solides tels que « Never Watered Down » (avec Nocturnal, la nouvelle recrue), « It’s A Pee » (une autre version du précédent), « It’sThe Ones » (featuring M.O.P.) et son ambiance chaotique, et « What Cha Gonna Do », « Nuttin Move » (with Das EFX), Business Is Business et son tube potentiel « Rugged-N-Raw » (avec Das EFX, décidément !) est l’album de la réhabilitation. En attendant celui de la consécration. EH

DMX, Dark and Hell is hot (Def Jam)

Entrée massive de DMX, après quelques participations à des singles d’autres rappeurs dont celui de Uncle L (« 1, 2, 3, 4″), et « Cet At Me Dog » featuring Sheek de The Lox, le sien, qui a fini de l’imposer comme la nouvelle sen­sation East Coast. S’il est marketté comme le nouveau 2Pac new yor­kais, il lui a également emprunté quelques trucs (cf. « How’s It Goin’ Down », « Crime Story »). Mais cela ne suffirait pas à en faire un artis­te de talent. Son changement de flow en cours de rap est étonnant (« Damien »). Mais la vraie nou­veauté chez DMX, grand amateur de Pittbulls, réside dans le fait qu’il a poussé le jeu très loin, jus­qu’à introduire un nouveau genre dans le hip hop : les aboiements dans les refrains. Il n’y a pas de doute que les aficionados hip hop en feront leur nouveau cri de ral­liement. Dans tous les cas, DMX vient de sortir un album à la hauteur de l’attente qu’il a suscité. Un premier essai réussi, à l’image de « Stop Being Greedy ». Kwasi

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