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mercredi, juin 20, 2018
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L’Afrique fait son cinéma à Paris, du 18 au 24 juin 2018

Par Elia Hoimian

 

Pendant une semaine, l’Afrique, sa mémoire, son histoire, les événements qui ont émaillé son existence depuis la colonisation jusqu’à nos jours, ses traditions musicales, sont sous le feu des projecteurs. Du Mali au Sénégal en passant par le Sénégal, l’Algérie (Le puits de Lofti Bouchouchi/ prix de L’OIF à Vues d’Afrique 2016), la Tunisie (Tahar Chériaa, à l’ombre du baobab de Mohamed Challouff), Madagascar (Rush de Ludovic Rianando), le Gabon pour clôturer par le Burkina Faso, avec une soirée-hommage consacrée à Idrissa Ouedraogo (1954-2018) – son docu-fiction Issa le tisserand et Burkinabè Rising de Lara Lee sur la récente prise de pouvoir par le peuple seront soutenus par une prestation du griot multi-instrumentiste Bakary Diarra.

Cette quatrième édition du festival initiée par l’association Eurafriclap, placée sous le signe du « Droit à la mémoire », présentera vingt-sept films, des débats, de la danse, des chants à travers des soirées à thèmes qui s’ouvriront par  une « Spéciale Mali » – également un hommage, à Kassé Mady récemment disparu -, avec le documentaire Devoir de Mémoire de Mamadou Kotiki Cissé, et les prestations des griots Abou et Assy Kouyaté. Autre thème brûlant, la colonisation, vue par Réné Vautier, communiste et cinéaste qui a subi les affres de son engagement pour l’Afrique à travers notamment son documentaire Afrique 50 qui sera blacklisté pendant 40 ans et diffusé néanmoins clandestinement ; un portrait lui sera consacré à travers un documentaire Le dur désir de dire.

La RDC sera au banc des accusés à travers Das Kongo Tribunal de Milo Rau, le procès d’une guerre qui a fait plus de 6 millions de morts, dans l’indifférence médiatique générale, et Debout Kinshasa, une fiction de Sébastien Maître. Puis une « spéciale Gabon » avec Le grand blanc de Lambaréné de Bassek Ba Kobhio, et On est tous pygmées d’Hélène Charpentier. La « Spéciale Sénégal » présentera  Afrique sur Seine, une fiction  de Paul Soumanou et Mamadou Sarr ; Une africaine sur Seine et Notre Afrique sur scène, deux documentaires respectivement réalisés par Ndeye Marame Gueye et le Collectif des étudiants de cinéma de Saint-Louis. La terrible guerre du Rwanda sous la caméra de Christophe Cotteret, présentera l’épopée de Paul Kagamé et de de la tragédie rwandaise avec le documentaire Inkotanyi. Les Antilles sont également au programme avec Citoyens bois d’ébène de Franck Salin : un documentaire sur la quête d’un Antillais à la recherche de son nom originel à travers la France, la Guadeloupe et le Bénin.

La diaspora joue sa partition avec Esclave et courtisane, un drame de Christian Lara avec Sidiki Bakaba ; Retour aux sources, d’Alain George Gnamou, sur le problème toujours d’actualité des restitutions du patrimoine culturel de l’Afrique par la France et Tango Negro de Dom Pedro, qui situe les origines africaines du tango.

Une semaine eurafricaine au cinéma : le droit à la mémoire, du 18 au 24 juin 2018, Studio des Ursulines, Paris. Renseignements : 0143219676.

 

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