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mardi, octobre 22, 2019
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Jowee Omicil, le nouveau prodige du saxophone

Jowee Omicil est le nouveau saxophone supremo qui mélange les fondamentaux du jazz classique et moderne aux rythmes des Caraïbes et de l’Afrique. Il sera en concert à Paris le 20 septembre au Théâtre des Abesses.

Par Léonard Silva / Photos : Vincent Shango

Plus qu’un simple enfant prodige d’une nouvelle génération de saxophonistes inspirés par John Coltrane, Steve Coleman, Kenny Garrett, Kenny G et David Sanborn, Jowee, qui a commencé son parcours musical en jouant à l’église, est aussi un multi-instrumentiste. Il a également plusieurs cordes à son arc : compositeur et arrangeur, producteur, chanteur et chef de groupe.

Né à Montréal (Canada) de parents haïtiens, d’une famille de cinq enfants, il a été encouragé dès son plus jeune âge à étudier la musique par son père, professeur de théologie et pasteur très respecté. La mère de Jowee est morte alors qu’il était encore très jeune. Il a alors été élevé par son père Joseph Omicil Senior.

Jowee, qui joue aussi de la flûte et toute une gamme d’instruments à vent et de percussions, a d’abord été attiré par le piano et a commencé à étudier le saxophone à l’âge de 15 ans quand il a été exposé à la musique de Steve Coleman & Five Elements à travers l’album phare Black Science. Par la suite, Jowee a fréquenté la Berklee School of Music de Boston où il a rencontré des musiciens novateurs qui l’ont amené à rechercher sa propre voix et une nouvelle esthétique de jeu du saxophone.

Avant de se lancer dans son aventure musicale personnelle qui l’a amené à New York, Panama City, Haïti, la patrie de ses parents et aujourd’hui à Paris, Jowee Omicil a joué avec feu Roy Hargrove au sein du groupe RH Factor et a partagé ses tâches avec des personnalités telles que Tony Allen, maître batteur et pilier afro beat.

Son nouvel album « Love Matters » sorti en 2018 sur le label français « Jazz Village », est une quête passionnée d’un nouveau son jazz mêlé de mélodies et de rythmes profonds, joyeux et parfois ritualiste d’Haïti et d’Afrique.

A la veille de son passage au Théâtre des Abbesses (Paris Montmartre) le vendredi 20 septembre, Jowee Omicil s’est entretenu avec Black News Magazine sur plusieurs aspects de son voyage musical : ses débuts à Montréal, son choix du saxophone comme instrument approprié, sa vision personnelle de la scène musicale haïtienne actuelle, ses relations avec l’Afrique, son album  » Love Matters  » et le concert des Abbesses.

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