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lundi, juillet 23, 2018
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Gospel : les divas

Par Elia Hoimian

Le monde de la pop-soul se tourne vers les plus belles voix, celles du gospel. Portrait rapide de trois chanteuses aux destins parallèles.

 

Deniece Williams

La  carrière de Deniece Williams symbolise à elle seule  toute I’évolurion des mentalités concernant le gospel de ces derniers temps. Deniece Williams débute à I’église avec un premier engagement et un single dans la  foulée. Dès 1975, Stevie

Wonder  la remarque et I’engage comme choriste, sur ses tour­nées et sur   les mémorables Talking  Book (1972), Fullfillingness First Finale (1974) et  Songs In The Key Of Life (1976). Puis le crooner Johnny Mathis l’invite, l’espace d’un duo « Too Much Too Little, Too Late » en 1978.

Sa réputation de brillante vocaliste, aussi versatile que possible, lui permet d’enregistrer ses premiers disques en solo. Les labels lui font juste comprendre son intérêt  :  mettre entre parenthèses sa passion  pour la musique  religieuse afin de se concentrer sur le marché pop. Des tubes comme « Let’s Hear It For The  Boy » puis « Footloose » (extrait de la B.0.)  la propulse au rang  de top  sin­gers.  Ses concerts ouvrent les  shows de Earth Wind and Fire.  La fibre gospel ne l’a pourtant jamais quittée. Elle tient à son album authentique, elle I’obtient en 1986 avec So Glad I Know  puis Special Love, trois ans plus tard. Compromis oblige, la pop­-soul atténue le son purement gospel des titres pour se situer dans la mouvance cross-over. Trois Grammies ont  déjà récompensé cette chanteuse discrète. Un récent Best Of, From The Begining, collecte les meilleures chansons gospel  glissées  dans ses CD depuis 1976. On y perçoit l’essentiel des qualités vocales de Deniece Willams, alternant du  funk estarnpillé  EWF à son incroyable prestation live  à la cérémonie des Grammies de 1984 où elle opte pour un exercice a cappella vertigineux. La route  a été longue pour obtenir cette opportunité d’exprimer son réel background. Enfin  !

Helen  Baylor

 

Les hauts et Jes bas de l’existence, Helen Baylor connaît.  Après des années de troubles et de dépendance à la cocaïne,  I’ex-chan­teuse prodige – « Little  Helen » apparaissait a I’âge de 13 ans en première partie de Stevie Wonder, Aretha Franklin et BB King  – revient  au premier plan.  « Je ne me  suis jamais sentie à mon aise dans le showbizz, c’est pourquoi jai traversé ces périodes sombres. Aussi, je m’en suis sortigrâce à la foi. Ma nouvelle carrière, dans le gospel, me laisse en parfait accoravec  moi-même. » 

Son retour, via Highly Recommended (1989), s’impose comme la plus large vente gospel de I’année. Sa voix profonde, cousine de celle de Gladys Knight,  portée par des groovers professionels  de la trempe d’Abraham Laboriel et  Gerald Albright, vous  invite, comme  son dernier album  en date, Look A Little Closer, à y regarder de plus près.

 

Donna  Mc Elroy

Choriste des plus grands, Donna Mc Elroy commence sa propre carrière sur le tard. Mais mieux vaut… la preuve. Son premier enregistrement solo, Bigger World, est l’un des plus achevés du gospel-funk 1991. Les Take 6 lui donnent un coup de main pour les arrangements. Si la suite s’inspire de cette entrée en matière, Donna Mc Elroy pourrait rapidement faire de l’ombre à ses anciens employeurs.

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