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mercredi, juin 20, 2018
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Gangsta rap et cinéma

Tiré du dossier « Gangsta Rap », réalisé par Antoine Garnier et Olivier N‘Guessan, avec la collaboration dElia Hoimian

 

Après un  début de décennie très calme, vers la fin des années 80 apparaît une nouvelle vague dans le cinéma américain : celle des réalisateurs noirs, avec pratiquement que des acteurs noirs. Des films qui nous  montrent la réalité de la vie des Afro-Américains dans les grandes villes ; récits que l’on retrouve dans le rap dit  « gangsta ». Des films qui succèdent à ceux des années 70, un peu faits à la va-vite comme Shaft (de Gordon Parks, tiré du roman de Ernest Tidyman -1971- avec Richard Roundtree), Superfly (de Gordon Parks avec Ron O’Neal et Julius Harris – décédés en 2004ou Trouble Man (avec Robert Hooks, Julius Harris, Paula Kellis) dont on a plus fait attention aux acteurs qu’aux films.

En 1989, Spike Lee lance la salve avec Do The Right Thing qui s’inspi­re du meurtre de Yussef Hawkin, un jeune Noir tué par des flics New-yorkais. Dans le casting, Ossie Davis (1917-2005), Dannie Aiello, Ruby Dee, John Turturro, Samuel Lee Jackson, Giancarlo Esposito, et qui présentait pour la première fois Martin Lauwrence et Rosie Perez au cinéma.

Le début des années 90 voit vraiment l’émergence de ce genre de films. Mario Van Peebles nous a servi un polar hurlant, New Jack City, l’apogée et le déclin d’un gangster noir joué par Wesley Snipes.  Suivi par les premiers films d’une nouvelle génération de réalisateurs noirs : John Singleton avec Boyz’ N The Hood (avec Ice Cube et Cuba Gooding Jr) plus récemment, le film des frères Hughes Menace II Society,  deux films  sociologiques sur la famille, la street  life, le crack et tous les maux qui sévissent dans les ghettos noirs. Dans ces films, l’action se situe à Los  Angeles dans le quartier de South Central ou Compton. Des lieux où vivent certains rappeurs qui y débutent une  carrière cinématographique comme MC Eith, Ice Cube ou Yo Yo, d’ou la place importante que tient le rap dans ce genre de films, notamment le gangsta rap.

On le verra aussi dans Juice de l’ex-directeur de la photographie sur les premiers films de Spike Lee, Ernest Dickerson (1992). Juice, c’est l’histoire d’une bande de quatre en quête de reconnaissance, avec Omar Epps, Tupac, Samuel L. Jackson, Queen Latifah, Dr Dre. Dre qui nous présentera sa perle, Snoop Doggy Dogg sur la bande originale de Deep cover, un film policier réalisé par Bill Duke, avec Laurence Fishburn. Un an plus tôt, le même Bill Duke réalisa A Rage In Harlem, une adaptation de la nouvelle de Chester Himes avec Forest Whitaker, Danny Glover, Badja Djola, Robin Givens and Gregory Hines dans la distribution.

A la suite de ces réalisateurs, une poignée de Blancs vont s’immiscer dans la brèche : Fresh de Boaz  Yakin qui aborde la vie de ghetto vue  par un adolescent noir de 12 ans, passeur pour des caïds (Samuel L. Jackson, Giancarlo Esposito) qui essaie de sortir sa sœur (N’Bush Write) de la drogue. On citera également Ricochet de Russell Mulcahy avec Ice-T et Denzel Washington ; Le prince de New York d’Abel Ferrara, violent,  mais très bien réalisé, avec Schooly D sur la BO. Mais le film qui aura marqué toute une génération est sans aucun doute Scarface de Martin Scorcese devenu Le film culte du genre, et de  toute une generation de gangsters et de rappeurs, fascinés par la vie de Tony Montana, un immigré cubain débarqué en Amérique et qui a réussi dans le contrôle, à coups de meurtres, de la vente de drogue.

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