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jeudi, novembre 14, 2019
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Faf Larage : de la planète Mars…eille

Propos recueillis par Lionel « Mel » Mévégué

Sa dernière sortie officielle « It’s Over 9000 » sort en 2017, pour la réalisation d’un morceau-thème de Dragon Ball Z pour la promotion de la figurine « Son Goku et Nappa ». Et un album hommage New York avec Akhenaton. Faf Larage a fait en effet partie de l’aventure IAM. Il a d’ailleurs signé en 1998 « La garde meurt mais ne se rend pas », un duo avec son frère Shurik’n. Retour sur ses débuts.

Après le succès de L’école du micro d’argent, on aurait pu penser que IAM prendrait ses distances vis à vis du biz. Au contraire, il a permis à ses différents membres de concrétiser leurs projets personnels.

D’abord le label du groupe, Côté obscur, avec sa première sortie, Si Dieu le veut, l’album de La Fonky Family, puis Sad Hill, le label du DJ Kheops et la compil éponyme. C’est maintenant au tour d’Imhotep, le concep­teur musical du groupe, de lancer officiellement son label Kif Kif Productions – après une première compil, Kif Kif Beats Vol. 1 —, avec le « concept-album » Marseillo-Marseillais, Chroniques de Mars, où l’on retrouve les individualités et groupes qui gravitent autour d’IAM. Faf Larage, ex-membre de Soul Swing, est le réalisateur artis­tique du projet, aux côtés de DJ Bomb, Pone de la FF, Shurik’n et Akhenaton, sous la direction d’Imhotep.

Rencontre avec Faf Larage lors de la préparation de son album C’est ma cause, sorti en 1999.

BN Update: Tes débuts…

Faf Larage : J’ai commencé à écrire mes premiers textes en 1985, tout seul, en écoutant la radio. Ensuite, je m’y suis mis un peu plus sérieusement en 1987, en créant avec Def Bond Soûl & Radical ; ce n’était pas encore Soûl Swing. En fait, c’est Joe et Chili qui m’ont poussé à monter sur scène. J’y ai fait mon premier freestyle avec Kheops aux platines. Donc tu vois, j’ai un passé très lié avec IAM… Je ne fais pas partie du groupe parce qu’à l’époque IAM existait déjà. J’ai donc voulu créer le mien, ils avaient une démarche beaucoup plus professionnelle, alors que le hip-hop était pour moi un amusement.

BN U : « La garde meurt… » a déjà un vécu, pourquoi n’a-t-il pas été retravaillé pour l’occasion ?

L. : Sur la version CD de l’album, on a repla­cé nos voix car à l’époque, on avait travaillé en état d’urgence. Entre temps, on l’a joué sur scène, ce qui nous a permis de mieux le maîtriser et donc de refaire les voix ; on n’avait pas envie de le changer car il plaisait aux gens.

BN U : Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui le rap marseillais a autant de succès ?

L. : Le succès d’IAM est simplement du à une certaine maturité du groupe qui a acquis énor­mément d’expérience ; tout cela, les gens le ressentent. On vit à une époque où le public a envie d’entendre des choses censées, il commence à prêter plus l’oreille aux paroles, ce qui explique ce succès. Quant à Chroniques de Mars, on ne sait pas encore…

BN U : Son concepteur/producteur, Imhotep, fait partie d’IAM, y a-t-il eu une pression en rai­son du succès de la production phocéenne ?

L. : Non, d’abord parce que cet album n’est pas un produit IAM et ne doit pas être perçu comme tel, Imhotep n’en est que le producteur exécutif, les différents groupes ayant eux-mêmes produit leurs titres. Mais c’est assez représentatif d’une certaine scène marseillaise, ce n’est pas tout Marseille car il y a beaucoup d’autres groupes qui s’organisent et qui vont monter des trucs. Le succès ne nous met aucune pression, on se la met tout seul : à chaque fois que l’on doit sortir quelque chose, il faut que ça cartonne. Marseille a été pendant des années mise à l’écart à tel point qu’on a tous la rage. Ça fait longtemps que l’on travaille, on a maintenant des structures, ce qui nous permet de sortir des choses. Ce n’est pas un grand complot de Marseille du genre « on va tous sortir en même temps et tout niquer ».

BN U : Où en est ton album solo ?

L. : Je commence à orienter un peu sa direction, je note quelques titres de morceaux ou certains sujets dont j’aimerais parler, des idées d’instrumentaux que j’aimerais exploiter, mais je n’ai encore rien créé.

NB : Faf Larage a participé aux compilations suivantes : Sad Hill, Nation Rap, Rappattitude 2, Invasion & Rap à cité.

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