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dimanche, septembre 23, 2018
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Hugh Masekela Notes Of Life (Columbia)

C’est l’album du retour pour le trompettiste sud-africain, après trente ans d’exil. « Notes of Lites » est en effet, le premier album enregistré par Masekela dans son pays natal, depuis son départ dans les années 60 afin d’échapper à l’Apartheid. Co-écrit et co-produit, notamment avec Cedric Samson, Notes Of Lites fusionne harmonies et mélodies sud-africaines et hip hop, avec en toile de fond quelques inflexions pop-jazz. A l’aise dans l’exercice, Hugh Masekela maintient intact le jeu fluide et les sonorités qui ont fait de lui l’une des sommités. Le « Hip Hopisant » et très groovy « Bone Thru The Nose » révèle la capacité de ce musicien de légende à s’adapter constamment aux nouvelles tendances. LS

Babyface The Day (Epic)

La moitié  de « LA & Babyface » est assurément celle qui a le plus permis au R&B de devenir pop. De New Edition à TLC en passant par Mariah Carey, Boy II Men, pour ne citer que ces quelques illustres interprètes, tout ce que ce magicien de la composition a touché s’est transformé en disques de platines. L’adage dit que « Le cordonnier est souvent mal chaussé », c’est toutes proportions gardées, le cas de Kenneth Edmond qui, en trois albums («Lovers, Tender, Love » et « The Cool In You ») n’a vendu « que » trois millions d’albums. The Day, son dernier, est un vrai Who’s Who de l’industrie. Citons pêle-mêle Eric Clapton,LL Cool J, Mariah Carey, Sheila E., Shanice Wilson, le trio Howard Hewett-Jody Whatley-Jeffrey Daniels (ex-Shalamar). Et Stevie Wonder, pour un album qui réflète toute la sensualité vocale de babyFace. Un Lp, comme on s’en doute, finement produit duquel se dégagent les discrets mais superbes « Simple Days », « All Day », « Thinkin ; », « How Come, How Long (le duo avec Stevie). EH

 

A Tribe Called Quest Beats Rhymes & Life (Jive Virgin)

Radicalement underground, A Tribe Called Quest a le don, rare, de faire des albums fédérateurs, donnant l’opportunité aux réfractaires d’approcher le hip hop. Savamment, subtilement, A Tribe distille ses messages : sur le rap commercial (« Phony Rappers »), la responsabilité des rappeurs (« Get A Hold »), un appel à la paix entre East et West coats (« Keeping It Moving »). On se demande comment font-ils pour transformer un morceau au beat aussi minimaliste que celui de « Mind Power » en chef-d’œuvre ou encore à balancer un « Yo, Fuck the Cop » (cf. l’époustouflant « The hop ») sans qu’on ne s’en aperçoive. Cela s’appelle tout simplement le talent. Quinze titres et rien à jeter. Elia Hoimian

PMD Business Is Business (relativy/Small)

Depuis le départ d’Erick Sermon, Parish se cherche un second souffle. Sa première tentative solo, Shades Business (1994), a confirmé la rumeur selon laquelle « Le bandit aux yeux vert » était le véritable cerveau d’EPMD. Alors, Parish s’est rabattu sur Das EFX pour continuer « à se faire des dollars ». Business Is Business vient enfin recadrer le débat et équilibrer les points de vue. Avec des arguments solides tels que « Never Watered Down » (avec Nocturnal, la nouvelle recrue), « It’s A Pee » (une autre version du précédent), « It’sThe Ones » (featuring M.O.P.) et son ambiance chaotique, et « What Cha Gonna Do », « Nuttin Move » (with Das EFX), Business Is Business et son tube potentiel « Rugged-N-Raw » (avec Das EFX, décidément !) est l’album de la réhabilitation. En attendant celui de la consécration. EH

Westside Connection Bow Down (Priority/Virgin)

Pleins feux sur la côte ouest avec cette alliance animée par Ice Cube et ses deux hommes de main, WC et Mac 10. Ces trois gangstas « extrêmement agressifs et très motivés, convertis au business en quête de domination du monde » (Intro) font forcément un malheur au micro sur des productions cuvée L.A. (QDIII, Bud’da et Ice Cube) pour la plupart irréprochables. Outre un règlement de compte salé avec l’ennemi juré Cypress Hill (« Cross’Em Out And Put A’K », « King Of The Hill »), le trio de choc s’en tient malheureusement à un catalogue de thèmes usés du gangsta rap. Dommage ! On se consolera avec les impeccables « Bow Down », « Do You Like Criminals » mais aussi et surtout avec le terrible « The gangsta, The Killa And The Dope dealer ». Damien Conaré

Makaveli The Don Killuminati :The 7 day Theory (Death Row/MCA)

Le premier album posthume de Tupac. Qu’il se fasse appeler Makaveli ou Shakur, le style ne varie pas d’un iota. Des ambiances (musicales) paisibles de « Bomb First (My Second reply) » et « To Live & Die In LA » au lapidaire « Toss It Up » (en direction de Dre) en passant par le ragga-hip hop laid-back saturé de « Blasphemy », les titres, à quelques exceptions près, rappellent des passages rythmiques d’un de ses albums précédents. C’était le risque de pondre trois Cd’s en si peu de temps et Tupac n’a pu échapper à cette pression-là. Soutenu par un sample judicieux d’un discours digne d’un KKK, « White Man’z World », demeure le texte le plus abouti, l’ultime message de feu Amaru Shakur. Un texte qui, à lui seul, justifie le pseudo de Makaveli (inspiré du stratège politique italien Machiavel) : « L’esprit de la Constitution (américaine) reflète la pensée des pères fondateurs de ce pays qui est une nation faite par et pour les Blancs. Les Indiens, les Noirs et tous les non-Blancs étaient appelés à être des sujets de marchandage pour les vrais citoyens de cette Nation », dit la bande samplée. Sans commentaires. EH

Snoop Doggy Dogg Tha Doggfather (Death Row/MCA)

Devenu père de famille, Snoop met un doigt de responsabilité dans son discours. Dédié à « ceux qui prétendent que le G-rap est mort », Tha Doggfather marque un net tournant par rapport au précédent, Doggystyle. Dr Dre n’étant plus de la partie, finies les mélodies funky à réveiller les cadavres ; Snoop nous livre un rap bien plus glacial, plus rythmique. A croire que le soleil ne brille plus si fort sous les palmiers de Long Beach… Plus question donc de lever les bras au ciel dès la première écoute. C’est après un moment de concentration que l’on s’émerveille sur des morceaux concoctés par DJ Pooh et Dat Nigga Daz, à l’approche plus complexe que par le passé. Reste tout de même trois, quatre hymnes de pur G-funk mais dans l’ensemble, on sait gré à Snoop de ne pas s’en être tenu à une formule gagnante resservie froide. Et d’avoir osé quelques investigations musicales qui donnent de petits joyaux tels « Sixx Minutes », « Blueberry » ou encore « You Thought ». DC

Ghostface Killah Iron Man (Razor Sharp/Epic)

L’explosif « Winter Warz » (présent sur l’album) avec Cappadonna, U-God et Masta Killa avait fait sensation sur « Don’t Be A Menace… » et annonçait un Ghostface au sommet de sa forme. Iron Man fait appel à d’autres membres du clan Wu-Tang, pour la plupart Raekwon et Cappadonna (« Iron Maiden », « Fish », « Camay »), mais aussi Methodman (« Box In Hand ») en soutien d’un album, produit par le mentor RZA, comme il se doit. Donc un esprit Wu-Tang, avec une marque Ghostface, que viennent confirmer d’excellentes intro – chantées -, et des titres tels « Wild Flower », « Motherless Child » (cf. Compil Sunset Park), « Box In Hand », « After the Smoke Is Clear », « All Tha I Got Is You » (avec Mary J Blige). Iron Man reste, néanmoins, un album pour inconditionnels du Wu-Tang. EH

Luciano Messenger (Island Jamaica)
Depuis deux ans, Luciano trône au sommet des charts reggae, notamment en Angleterre où chaque sortie de single renforce davantage cette pole position. Il fait partie de la race de chanteurs soul de la lignée des Dennis Brown et autres Garnett Silk. Ses qualités vocales ne manquent pas de surprendre à chaque titre. Alors qu’on le croit juste bon chanteur sur « Messenger », il nous prouve qu’il peut encore monter plus haut sur des titres tels « Life » (influence bossa), et la chanson hommage « Mama ». Ou encore sur les excellents « Over The Hills » (et son « refrain-mitraillette »), « Never Give Up My Pride » (soutenu par une puissante basse à « la Aston Barret ») et « Rainy Days ». Que dire de la profession de foi au pas de charge de « Carry Jah Load » ? Tout simplement fabuleux ! Et du bluesy et poétique « Guess What’s Happening » (« Assis sur un rocking-chair pendant que sa vie se consumme/ Beaucoup trop d’années de sang et de larmes/A partager sa vie dans les champs/Devine ce qui se passe/J’ai vu un nouveau jour se coucher/Et le soleil noir se lever/Bientôt il sera libre ») ? Sublime, tout simplement ! Sans conteste l’album reggae de l’année. EH

Hugh Masekela Notes Of Life (Columbia)
C’est l’album du retour pour le trompettiste sud-africain, après trente ans d’exil. « Notes of Lites » est en effet, le premier album enregistré par Masekela dans son pays natal, depuis son départ dans les années 60 afin d’échapper à l’Apartheid. Co-écrit et co-produit, notamment avec Cedric Samson, Notes Of Lites fusionne harmonies et mélodies sud-africaines et hip hop, avec en toile de fond quelques inflexions pop-jazz. A l’aise dans l’exercice, Hugh Masekela maintient intact le jeu fluide et les sonorités qui ont fait de lui l’une des sommités. Le « Hip Hopisant » et très groovy « Bone Thru The Nose » révèle la capacité de ce musicien de légende à s’adapter constamment aux nouvelles tendances. LS
Babyface The Day (Epic) 1996

La moitié  de « LA & Babyface » est assurément celle qui a le plus permis au R&B de devenir pop. De New Edition à TLC en passant par Mariah Carey, Boy II Men, pour ne citer que ces quelques illustres interprètes, tout ce que ce magicien de la composition a touché s’est transformé en disques de platines. L’adage dit que « Le cordonnier est souvent mal chaussé », c’est toutes proportions gardées, le cas de Kenneth Edmond qui, en trois albums («Lovers, Tender, Love » et « The Cool In You ») n’a vendu « que » trois millions d’albums. The Day, son dernier, est un vrai Who’s Who de l’industrie. Citons pêle-mêle Eric Clapton,LL Cool J, Mariah Carey, Sheila E., Shanice Wilson, le trio Howard Hewett-Jody Whatley-Jeffrey Daniels (ex-Shalamar). Et Stevie Wonder, pour un album qui réflète toute la sensualité vocale de babyFace. Un Lp, comme on s’en doute, finement produit duquel se dégagent les discrets mais superbes « Simple Days », « All Day », « Thinkin ; », « How Come, How Long (le duo avec Stevie). EH
Luciano Messenger (Island Jamaica), 1996

Depuis deux ans, Luciano trône au sommet des charts reggae, notamment en Angleterre où chaque sortie de single renforce davantage cette pole position. Il fait partie de la race de chanteurs soul de la lignée des Dennis Brown et autres Garnett Silk. Ses qualités vocales ne manquent pas de surprendre à chaque titre. Alors qu’on le croit juste bon chanteur sur « Messenger », il nous prouve qu’il peut encore monter plus haut sur des titres tels « Life » (influence bossa), et la chanson hommage « Mama ». Ou encore sur les excellents « Over The Hills » (et son « refrain-mitraillette »), « Never Give Up My Pride » (soutenu par une puissante basse à « la Aston Barret ») et « Rainy Days ». Que dire de la profession de foi au pas de charge de « Carry Jah Load » ? Tout simplement fabuleux ! Et du bluesy et poétique « Guess What’s Happening » (« Assis sur un rocking-chair pendant que sa vie se consumme/ Beaucoup trop d’années de sang et de larmes/A partager sa vie dans les champs/Devine ce qui se passe/J’ai vu un nouveau jour se coucher/Et le soleil noir se lever/Bientôt il sera libre ») ? Sublime, tout simplement ! Sans conteste l’album reggae de l’année. EH
A Tribe Called Quest Beats Rhymes & Life (Jive Virgin), 1996

Radicalement underground, A Tribe Called Quest a le don, rare, de faire des albums fédérateurs, donnant l’opportunité aux réfractaires d’approcher le hip hop. Savamment, subtilement, A Tribe distille ses messages : sur le rap commercial (« Phony Rappers »), la responsabilité des rappeurs (« Get A Hold »), un appel à la paix entre East et West coats (« Keeping It Moving »). On se demande comment font-ils pour transformer un morceau au beat aussi minimaliste que celui de « Mind Power » en chef-d’œuvre ou encore à balancer un « Yo, Fuck the Cop » (cf. l’époustouflant « The hop ») sans qu’on ne s’en aperçoive. Cela s’appelle tout simplement le talent. Quinze titres et rien à jeter. Elia Hoimian
 
PMD Business Is Business (relativy/Small),

Depuis le départ d’Erick Sermon, Parish se cherche un second souffle. Sa première tentative solo, Shades Business (1994), a confirmé la rumeur selon laquelle « Le bandit aux yeux vert » était le véritable cerveau d’EPMD. Alors, Parish s’est rabattu sur Das EFX pour continuer « à se faire des dollars ». Business Is Business vient enfin recadrer le débat et équilibrer les points de vue. Avec des arguments solides tels que « Never Watered Down » (avec Nocturnal, la nouvelle recrue), « It’s A Pee » (une autre version du précédent), « It’sThe Ones » (featuring M.O.P.) et son ambiance chaotique, et « What Cha Gonna Do », « Nuttin Move » (with Das EFX), Business Is Business et son tube potentiel « Rugged-N-Raw » (avec Das EFX, décidément !) est l’album de la réhabilitation. En attendant celui de la consécration. EH
Westside Connection Bow Down (Priority/Virgin)
Pleins feux sur la côte ouest avec cette alliance animée par Ice Cube et ses deux hommes de main, WC et Mac 10. Ces trois gangstas « extrêmement agressifs et très motivés, convertis au business en quête de domination du monde » (Intro) font forcément un malheur au micro sur des productions cuvée L.A. (QDIII, Bud’da et Ice Cube) pour la plupart irréprochables. Outre un règlement de compte salé avec l’ennemi juré Cypress Hill (« Cross’Em Out And Put A’K », « King Of The Hill »), le trio de choc s’en tient malheureusement à un catalogue de thèmes usés du gangsta rap. Dommage ! On se consolera avec les impeccables « Bow Down », « Do You Like Criminals » mais aussi et surtout avec le terrible « The gangsta, The Killa And The Dope dealer ». Damien Conaré
Makaveli The Don Killuminati :The 7 day Theory (Death Row/MCA)
Le premier album posthume de Tupac. Qu’il se fasse appeler Makaveli ou Shakur, le style ne varie pas d’un iota. Des ambiances (musicales) paisibles de « Bomb First (My Second reply) » et « To Live & Die In LA » au lapidaire « Toss It Up » (en direction de Dre) en passant par le ragga-hip hop laid-back saturé de « Blasphemy », les titres, à quelques exceptions près, rappellent des passages rythmiques d’un de ses albums précédents. C’était le risque de pondre trois Cd’s en si peu de temps et Tupac n’a pu échapper à cette pression-là. Soutenu par un sample judicieux d’un discours digne d’un KKK, « White Man’z World », demeure le texte le plus abouti, l’ultime message de feu Amaru Shakur. Un texte qui, à lui seul, justifie le pseudo de Makaveli (inspiré du stratège politique italien Machiavel) : « L’esprit de la Constitution (américaine) reflète la pensée des pères fondateurs de ce pays qui est une nation faite par et pour les Blancs. Les Indiens, les Noirs et tous les non-Blancs étaient appelés à être des sujets de marchandage pour les vrais citoyens de cette Nation. », dit la bande samplée. Sans commentaires. EH
Snoop Doggy Dogg Tha Doggfather (Death Row/MCA)
Devenu père de famille, Snoop met un doigt de responsabilité dans son discours. Dédié à « ceux qui prétendent que le G-rap est mort », Tha Doggfather marque un net tournant par rapport au précédent, Doggystyle. Dr Dre n’étant plus de la partie, finies les mélodies funky à réveiller les cadavres ; Snoop nous livre un rap bien plus glacial, plus rythmique. A croire que le soleil ne brille plus si fort sous les palmiers de Long Beach… Plus question donc de lever les bras au ciel dès la première écoute. C’est après un moment de concentration que l’on s’émerveille sur des morceaux concoctés par DJ Pooh et Dat Nigga Daz, à l’approche plus complexe que par le passé. Reste tout de même trois, quatre hymnes de pur G-funk mais dans l’ensemble, on sait gré à Snoop de ne pas s’en être tenu à une formule gagnante resservie froide. Et d’avoir osé quelques investigations musicales qui donnent de petits joyaux tels « Sixx Minutes », « Blueberry » ou encore « You Thought ». DC
Ghostface Killah Iron Man (Razor Sharp/Epic)
L’explosif « Winter Warz » (présent sur l’album) avec Cappadonna, U-God et Masta Killa avait fait sensation sur « Don’t Be A Menace… » et annonçait un Ghostface au sommet de sa forme. Iron Man fait appel à d’autres membres du clan Wu-Tang, pour la plupart Raekwon et Cappadonna (« Iron Maiden », « Fish », « Camay »), mais aussi Methodman (« Box In Hand ») en soutien d’un album, produit par le mentor RZA, comme il se doit. Donc un esprit Wu-Tang, avec une marque Ghostface, que viennent confirmer d’excellentes intro – chantées -, et des titres tels « Wild Flower », « Motherless Child » (cf. Compil Sunset Park), « Box In Hand », « After the Smoke Is Clear », « All Tha I Got Is You » (avec Mary J Blige). Iron Man reste, néanmoins, un album pour inconditionnels du Wu-Tang. EH