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dimanche, décembre 16, 2018
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Eternal : Les « EnVogue britanniques » !

Par Frédéric Messent

 

Eternal a soigneusement été pensé pour obtenir le succès.  Une sorte de première pour la musique noire outre-Manche… L’essai transformé dès la sortie du premier single du quatuor s’est avéré déterminant quant à l’établissement de la musique noire « made in UK »… Eternal, sous le feu des projecteurs ? Ce n’est pas un fait du hasard…

 

Deux ans de travail acharné ont été nécessaires pour défricher le terrain et tous les moyens ont été accordés au groupe ; de l’écriture et la production de « Stay », leur premier titre, signés Nigol Lewis (le producteur de Dina Carroll) à son mixage par Steve Jervier (le concepteur de la compilation StreetHype), enfin son management par le team qui gère les carrières de Dina Carroll et Pauline Henry. Louise, Kelly et les deux soeurs, Vernett et Esther, se sont réunies sous l’impulsion de Dennis Ingleby, l’un des membres de First Avenue qui les manage.

« C’était son rêve de voir un jour des filles remporter un succès en tant que groupe brit-soul. Alors que l’industrie du disque se concentrait sur la house, Dennis donnait forme à Eternal », entame Esther.

 

« Pete nous a expliqué que la pop music, c’était comme l’industrie des boîtes de haricots préparés. Il était prêt à faire de nous des Heinz… »

 

Vos débuts…

Tout a commencé par une soirée au Xenon, un night-club de Piccadily au cours de laquelle Vernett et moi avons été remarquées par Dennis. Nous avons enregistré notre album ici, à Nashville, L.A. et New-York. A Nashville, on a travaillé avec BeBe Winans. Il a produit « Crazy When It Cornes To You », un titre initialement interprété par Margaret Bell en 1991. A New-York, avec Tommy Faragher et Lotti Golden (un duo qui a œuvré aux côtés de Fine Young Cannibals, Paul Young et Al Green, Ndlr) pour trois titres. Puis avec Scott Cutter, co-auteur de « Piano In The Dark  » avec Brenda Russell, à L.A. ; tout cela sans aucun contrat avec une maison de disques.

Votre signature chez EMI…

Nous avons approché un certain nombre de labels ; on avait en tête de signer chez PWL. Pete Waterman voulait que notre musique ait un son plus « usiné ». Nous voulions qu’elle conserve son identité. Il n’y a pas assez de soul dans la musique anglaise. Pete nous a expliqué que la pop music, c’était comme l’industrie des boîtes de haricots préparés. Il était prêt à faire de nous des Heinz (célèbre marque de haricots à la tomate, Ndlr). On n’aimait pas trop cette perspective. C’est finalement EMI qui a eu le dernier mot.

Eternal sur le point d’obtenir la popularité d’En Vogue outre-Manche, une éventualité qui s’avérerait payante, démontrant ce qui peut advenir de la musique noire, dès lors qu’elle reçoit l’exposition adéquate…

Eternal, Always & Forever (1st Avenue/EMI).

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