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mardi, octobre 22, 2019
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Cuty Ranks : d’apprenti boucher à DJ

Par Awal Mohamadou

Philip Thomas alias Cutty Ranks est né en 1965 à Clarendon Parish, Jamaïque. Rien ne prédisposait cet ancien boucher à devenir un DJ, parmi les plus grands que compte la Jamaïque.

Cuty Ranks commence sa carrière en 1986 avec le single « Gun Man Lyrics » et de nombreux autres titres… avant son hit « The Stopper » en 1991. Huit albums à son actif et une multitude singles ont contribué à lui forger une réputation de toaster hors-pair.

L’interview se déroule dans les coulisses de l’Aquaboulevard de Paris, après un concert mémorable où l’auteur de “The Stopper”, accompagné par le Sagitarius Band de Yellowman, a donné un shox exceptionnel !

Black News Magazine : Explique-moi comment on passe de coupeur de viande (que les apprentis bouchers, s’il en n’est, qui lisent ce magazine ne se sentent offensés par l’expression) au statut de DJ ?

Cutty Ranks : (Il rigole) Un des types avec qui je travaillais, contrôlait un sound system qui s’appelait Fearthertone. Je voulais toaster et lui en ai fait part. Il m’a dit : “Ecoute, je t’engage pour un soir et si, le public aime ton style, on verra” (…) Mon premier producteur ? Winston Riley de Techniques.

BNM : J’ai lu que tu t’étais cassé aux States à une époque…

CR : Ouais, ouais, j’ai vécu à Miami pendant trois ans et demi. J’ai bossé avec le producteur Jah Life de New-York, Richard Andison et puis, je suis retourné en Jamaïque en 1988 avec la ferme intention de prendre le business de DJ au sérieux.

BNM : Tu enregistres alors “The Bomber” qui a été ton premier hit…

CR : Oui, après j’ai fait pas mal de trucs chez Penthouse, environ sept Numéro 1.

BNM : Et le célèbre “The Stopper” ?

CR : Honnêtement, je ne pensais pas que ça aurait un tel succès. Le single est sorti en Jamaïque, j’ai fait les voix de l’album chez Fashion, à Londres, et ça a grimpé dans les charts comme jamais. Puis, des types ont commencé à sampler ma voix, ça a fait le tour de la terre.

BNM : Maintenant, tu fais un peu figure de vétéran par rapport aux Buju Banton, Bunty Killer et autres. Que penses-tu de leur style ?

CR : Je doute que leur style tienne aussi longtemps que le nôtre. Et quand je dis nous, je pense à moi, Yellowman et aux plus anciens, la vieille école. N’oublions pas que la meilleure musique que tu puisses trouver en Jamaïque vient du roots. Tony Rebel, Papa San, ces gars-là sont ok. Un jeune comme Buju ou Bounty Killer, fait dans un style différent.

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