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mardi, octobre 22, 2019
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Antoine Fuqua : un réalisateur dans la ligne de mire

Par Elia Hoimian

 

A l’instar de Hype Williams, Antoine Fuqua fait partie de cette nouvelle génération de réalisateurs noirs qui ont fait leurs premières armes dans les clips avant d’entamer une carrière cinématographique. Son premier film, The Replacement  Killers (Un tueur pour cible ) est un thriller policier avec tous les ingrédients du genre.

 

Né à Pittsburgh (Pennsylvanie), d’un père ori­ginaire de la Nouvelle Orléans — d’où la consonance francophone de son nom —, et d’une mère Native American (indienne), Antoine Fuqua, comme de nombreux jeunes noirs, a raté ce qu’il croyait être sa vocation, celui de devenir basketteur professionnel, avec toute la gloire et la fortune qui va avec. « Parallèlement à mes études d’ingénierie électrique à l’Université de Virginie, je jouais au basket, mais j’ai réalisé que je ne voulais ni être un joueur de basket pro ni ingénieur, car je n’imaginais pas ma vie en tant que tel. J’ai donc décidé de faire les arts que j’aimais avant tout, même si j’étais conscient de la dif­ficulté des débouchés », explique Fuqua.

Direction donc New York. « C’est grâce à un ami que j’ai atterri en tant qu’assistant de pro­duction, puis producteur associé dans une boîte de production publicitaire et de clips. » Une expérience qui l’amènera naturellement à diriger des clips pour de nombreux artistes : Arrested Development, Zhane, Al B. Sure, Chanté Moore, Toni Braxton, Stevie Wonder, Heavy D & The Boyz et Coolio. Sa réalisation du « Gangsta’s Paradise » de ce dernier lui a valu, en 1996, le prix du « Meilleur clip de rap » au MTV Vidéo Music Awards. Et à faire des films publicitaires pour Seiko, Armani, Toyota, Reebok.

« Je n’aurai aucun complexe à tourner des films sur le ghetto, car je crois que nous devons nous affirmer non seulement en tant que réalisateurs, mais nous imposer en tant que réalisateurs noirs… »

 

Il fonde ensuite sa propre compagnie de production, Real Power, et réalise « Exit », son premier court métrage, avant de s’attaquer à « Un tueur pour cible ». C’est l’histoire d’un tueur à gage, John Lee (Chow Yun-Fat), à qui un Don de la mafia chinoise, Wei (Yau-Gene Chan), demande de venger son fils tué par un flic, Stan Zedkov (Michael Rooker). La commande était simple : s’attaquer à la famille du flic qui a tué le fils de Wei. Mais Lee se révèle incapable d’accomplir sa tâche et se voit poursuivi par la meute de tueurs lâchés par Wei. Lee rencontre une faussaire, Meg Coburn (Mira Sorvino), qui devait lui fournir le passeport nécessaire pour rejoindre sa famille restée en Chine, et en danger. C’est une série de poursuites et de coups de guns fournis sur des images tournées à la vitesse grand V.
Un thème différent de la plupart des films de réalisateurs noirs, et énormément inspiré par le style de John Woo, une influence majeure ? « Non, pas vraiment, répond Antoine Fuqua, mais je savais qu’il pourrait ressembler à du John Woo, mais ça ne me gêne pas. J’ai obte­nu la réalisation de ce film parce qu’il a vu mon travail et qu’on a parlé de la manière dont je pourrais le tourner, mais la réalité est que je ne suis pas quelqu’un de violent. De plus, je n’ai pas écrit le script, donc pour réali­ser l’idée du film, il fallait se mettre dans un certain état d’esprit, notamment en ce qui concerne l’approche de la violence. »

Un esprit différent chez l’acteur principal et le producteur exécutif, asiatiques. « Ce que j’ai appris en travaillant avec eux, c’est leur spiri­tualité (rires)… Je sais que ça ne transparaît pas dans le film, mais tu vois ce que je veux dire ? Dans l’esprit, c’est différent de « Monster » (le livre sur la vie d’un gang member —Voir BN ancienne formule N°12. Ndlr), par exemple, avec lequel j’étais très ami. C’est le genre de sujet que je voudrais imiter en tant que réali­sateur noir.

Pressenti pour tourner « Entrapment » avec Sean Connery, Fuqua ne le réalisera finale­ment pas.

 

« Un tueur pour cible » d’Antoine Fuqua.

2 thoughts on “Antoine Fuqua : un réalisateur dans la ligne de mire

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